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La Russie, dont la culture est extrêmement riche, a donné au monde de grands écrivains, peintres, sculpteurs, acteurs, réalisateurs qui ont acquis une renommée internationale.

Littérature

Pouchkine, Dostoïevski, Gogol ou Tolstoï c’est grâce à ces noms que certains d’entre vous ont entendu parler de la Russie.
   

 

Il y a une littérature russe d’avant Pouchkine (1799-1837), peu connue, et celle d’après Pouchkine, appréciée de tous. La poésie occupe une place importante dans cette littérature (jusque dans les années 1960) et elle a connu deux âges fastes : l’âge d’or du début du XIXe siècle et l’âge dit « d’argent » au début du XXe siècle. Il y a deux tendances littéraires : l’une plutôt sombre, que l’on peut qualifier de lunaire, et l’autre plus « optimiste », que l’on appellerait solaire : Pouchkine, Tolstoï ou Tchekhov sont plutôt solaires, Dostoïevski et Gogol plutôt lunaires.

 

 Peinture

On peut citer :

- Andreï Roublev peintres d’icônes.(son chef-d’œuvre, la Sainte-Trinité est exposée à la galerie Tretiakov de Moscou.)

- La Société des ambulants : groupe de peintres engagés des années 1870-1900. S’opposant au conformisme coincé des peintres de l’Académie, les « Peredvijniki » voulaient toucher le peuple en dépeignant des sujets réalistes, proches de leurs préoccupations. Parmi les plus connus, citons Repine, Sourikov, Kramskoï et Gay.

 

 

Haleurs de la Volga (1870-73) -Ilya Répin



- Kandinsky (1866-1944) : peintre capital pour le XXe> siècle, il fut l’un des pionniers de l’art abstrait.
- Malevitch (1878-1935) : nourri au cubisme, auteur du Carré noir sur fond noir exposé en 1915 à Saint-Pétersbourg.
- Marc Chagall (1887-1985) peignait un univers fantaisiste mélange de rêves, d’éléments folkloriques, de poésie, de religion, de Paris où il vécut et de la Provence où il mourut. Artiste complet, il travailla aussi des mosaïques, des vitraux  et les fresques du plafond de l’opéra de Paris (1964).


Musique et ballets

A l’origine furent les chants slaves, dotés de significations religieuses, il étaient toujours optimistes. Durant l’occupation tatare apparaissent des mélodies plus mélancoliques. Au XIIe siècle, un moine orthodoxe décide d’interdire la musique, seul le chant d’église a droit de cité. Liée au chant populaire, l'école russe restera longtemps proche de l'art vocal et évite l’art instrumental abstrait.

Tchaïkovski, Rachmaninov, Stravinski et Chostakovitch... La musique classique russe a donné naissance à bon nombre de concertos, symphonies et oeuvres pour orchestres célèbres dans le monde entier.

Tchaïkovski (1840-1893) et les compositeurs du groupe des Cinq (Borodine, Cui, Balakirev, Moussorgski, Rimski-Korsakov), vont avoir un rôle énorme sur l’essor de l’opéra.
À l’exception de Balakirev, tous sont des autodidactes.

Rachmaninov (1872-1943) est représentatif de la génération suivante de compositeurs, à travers laquelle l’école russe s’approprie les formes musicales classiques.
Scriabine (1872-1915) devient le précurseur non seulement de Stravinski et de Prokofiev, mais l’un des inspirateurs de la musique contemporaine dans son ensemble, dont Chostakovitch (1906-1975) se fera le chef de file en Russie.

C’est indéniablement au génie de Stravinsky et de Prokofiev que les Ballets russes, doivent leur essor. Les premières représentations des ballets russes ont lieu en 1909. Paris, où se produit la troupe, est sous le choc. L’aventure se poursuivra pendant 20 ans durant lesquels le flamboiement des rythmes et des couleurs des productions de la troupe suscite une émotion sans précédent sur les scènes européennes. Des chorégraphies qui font aujourd’hui encore partie des répertoires du théâtre Bolchoï de Moscou et du Marinski de Saint-Pétersbourg.
 

7ème art

Le cinéma russe a connu son âge d'or durant la période révolutionnaire grâce aux chefs-d'oeuvre de Sergeï Eisenstein, comme le cuirassé Potemkine et Ivan le Terrible, dont le montage et la mise en scène ont considérablement influencé les réalisateurs du monde entier. Plus récemment, l'oeuvre d'Andreï Tarkovski illustre une inspiration plus poétique et symbolique.

Eisenstein, Poudovkine, Dovjenko, Vertov. C’est l’élan révolutionnaire qui a inspiré ces maîtres du cinéma mondial comme beaucoup d’autres artistes dans les années 1920. La propagande des bolcheviks leur a paradoxalement donné des moyens de travailler, au moins au début.  La Seconde Guerre mondiale a fourni une source d’inspiration inépuisable. Certains films sont des chefs-d’œuvre. On voit apparaître ensuite les noms de Bondartchouk, Tchoukhrai et surtout André Tarkovski. Quand passent les cigognes de Mikhail Kolotozov a marqué en 1957 le retour du cinéma soviétique sur la scène mondiale (Grand Prix à Cannes).
Les années 1960 ont marqué une vraie renaissance grâce au « dégel » de l’époque kroutchévienne. De grands réalisateurs apparaissent : Mouratova, Klimov, Panfilov, Kantchalovski... l’Internationalisation du cinéma soviétique suivra avec la généralisation de studios et d’écoles en Géorgie, Lituanie, Estonie, Ukraine.

 

Dans les années 1970 apparaît Nikita Mikhalkov. Il est aujourd’hui sans doute l’un des plus connus des cinéastes russes et l’un des plus commerciaux. L’implosion de l’URSS en 1991 porte un coup sévère au cinéma dont il mettra longtemps à se remettre.

Aux dires du ministre de la Culture, l'art cinématographique se trouve aujourd'hui en Russie dans une phase d'essor. Parallèlement, la qualité des films s'améliore, les marchés de la vidéo et du DVD s'élargissent.






Mise à jour le Mardi, 25 Août 2009 15:56